Real Madrid CF 2 - 0 Betis Seville
Le Real joue mal mais l'emporte quand même face au Betis (2-0), conservant ainsi sa place de leader de la Liga devant Villarreal, facile à Santander (2-0). Leo Messi porte le Barça à bout de bras face à Saragosse (4-1).
*Sans déjouer mais sans jouer réellement non plus, le
Real Madrid s'est défait du
Bétis Séville et a récupéré ainsi sa place de leader que Villarreal lui avait contesté l'espace de 24 heures, après sa probante victoire sur le difficile terrain de Santander. Pour la venue des «
Beticos», qui semblent, cette saison encore, condamnés à lutter pour le maintien, Bernd Schuster avait décidé de changer totalement ses deux couloirs.
Après la contre-performance dans ce secteur à Valladolid, le technicien de la Maison Blanche a fait appel à Heinze et Sneijder d'un côté et Miguel Torres et Higuain de l'autre. Le résultat n'en fut pas beaucoup plus probant mais le Betis a montré moins d'ardeur au combat que les Léonais, dévoilant ses intentions de jeu dès le premier quart d'heure en restant recroquevillé devant sa surface sans même tenter de profiter des ballons perdus adverses.
Face à ce mur, seul Raul et Sneijder, sur coup franc, semblaient en mesure de faire la différence sur quelques tirs de loin. Mais le temps passant, le Betis se sentait revigoré, d'abord sur un centre d'Odonkor que cafouillait la défense merengue
(34e), puis sur une tête de Rivas sur corner qui trouvait le poteau de Casillas
(41e).
Finalement, le repos venait à point nommé pour Schuster qui avait quelques ajustements à demander à ses joueurs. Il fit d'ailleurs vite entrer Robinho et Robben, changeant une nouvelle fois ses joueurs de couloir. Le résultat ne se fit pas attendre et sur une action grandiose de Robben, Raul se trouvait en position de tir mais était fauché par Rivas, Robinho récupérait et marquait mais l'arbitre avait déjà sifflé un penalty que transformait le capitaine du Real
(66e).
Robben multipliait alors les actions dangereuses, frôlant le poteau
(70e) et marquant même un but en position de hors-jeu bien signalé par monsieur Perez
(82e), mais la délivrance devait venir d'un autre joueur venu du banc de touche, l'oublié Baptista, qui a bien du mal à se faire une place dans le système de Schuster. Le Brésilien marquait d'une bicyclette parfaite sur un ballon mal dégagé dans la surface et effaçait un peu des doutes qui l'assaillent dernièrement.
«
Il faut savoir tenir dans les moments durs car les moments de bonheur finissent toujours par arriver», déclarait l'artiste buteur du jour, tandis que Gabriel Heinze donnait son analyse du match: «Cela n'a pas été facile parce que le Betis s'est vite fermé à l'arrière, c'est pourquoi nous avons souffert pour développer notre vrai football.»
Hala Madrid !